Ce soir la france m'a dit non

      J'étais plus profond qu'elle

      J'avais la gaule

 

 

   [ J'ai donc vu france-belgique, et à la mi-temps je me suis dit, puisque je connaissais le vainqueur, on a failli voir un manchester-chelsea, avec défaite des bleus.

   Et c'est trés con, parce que pour battre la blegique, il nous suffit de mettre une tête.

   Ce qui fut fait.

 

   Et c'est à dire qu'elle est tellement belle, plus belle que celles de zidane, plus belle que celle de boli, y'avait [ de quoi ][moi, quoi, je sais pas quelle métaphore ]

 

   C'était un Italie-Brésil 60 douze, que je manque à rajouter. ]

 

   [ j'ai été impressionné par la percussion offensive des belges, pire que barcelone. ]

   [ Peut-être l'adversaire le plus dangereux que l'on ait jamais rencontré, presque déçu que ce soit 1-0 aprés le scénario que c'aurait pu être. ]

   

 

      - Y'a un autre truc qui cloche, c'est qu'est-ce qu'elle a pu lui trouver, à part d'être champion du monde, à ce comptable, ce préposé bibliothécaire ?

 

 

   Il y a des abrutis qui cherche des idées n'importe comment depuis des années, apollinaire même dans les tranchées de la guerre de 14 il rayonne.

   Même quand il est pas particulièrement animé, quand il manque de son propre recul, il rayonne.

   Apollinaire si c'était un programme, y'aurait de quoi faire ( je parle pour l'an 3000 ).

 

      - Parce que, évidemment, que c'est le copain de zidane et le mec de claire keim, qui commente la France [ est-ce que c'est là qu'il faut que j'insère cette note (d'hier) : c'est marrant ce qu'ils racontent rien, ceux qui n'ont rien à dire ? ]

      [ non, je ne lui en veut pas personnellement, au contraire évidemment. ]

      [ heureusement que je la connais un peu la france, sinon je croirais que c'est lui. Alors que c'est elle. ]

 

   A propos de programme, il va falloir que je me consacre au mien. Et donc je suis reparti pour scruter mon nouvel oeuf de pâques.

   Je vais donc aller voir quelle merde on m'a foutu.

   Je suis sûr que le lecteur se passionne déjà.

   Ah, pollinaire !

 

   [ je l'avais peut-être déjà faite celle-là, mais l'intention y était. C’est vrai que je vis beaucoup à travers lui. ]

 

   Je ne comprends vraiment pas la nature de ce que je viens de découvrir, ou plutôt de trouver. Il n'y a rien d'autre que ce retrait dans le mur, étayé par une petite poutre - les quelques pierres que j'avais pu apercevoir par dessous ne servent qu'à obstruer derrière la poutre - récupérée elle-aussi me dis-je -, comme un élément de charrue, avec une encoche au milieu et une autre au bout gauche avec une grosse cheville. Et d'ailleurs il y a beaucoup de ce type d'éléments récupérés dans l'ossature de cette maison. Et donc je ne me l'explique pas. Mais ce sera toujours moins con et moins moche en l'état.

 

   Je ne parviens pas à comprendre si l'ouvrage est un aménagement spécifique, faisant suite par exemple à la vente de la partie arrière de la maison ( numéro un donc ), laquelle aurait fait condamner toutes les ouvertures mitoyennes, la porte-arcade du rdc qui monte jusqu'au premier, le colombage ajouré du grenier, et peut-être donc une grande porte au premier, montant jusqu'au second, le dépassant d'un mètre - ceci n'étant cohérent qu'avec la perspective d'une arrière-maison, je ne sais trop comment -, ou bien s'il s'agit d'un élément structural d'origine, mais je ne vois pas comment l'escalier aurait pu profiter de cet pièce qui c'est vrai ne fait pas trés rapportée. Aussi les deux encoches auraient-elles pu accueillir deux chevrons perpendiculaires, mais pour quoi faire ?

   Et je ne comprends pas trés bien la pertinence de l'amputation du mur, mangé de son volume sur une bonne longueur.

   Pourquoi y aurait-il eu cette sorte d'alcove, chapeautée d'une poutre transversale ? L'hypothèse de la porte-fenêtre ne semble pas tenir.

 

   Au regard de la poutre et de l'estimation d'âge que j'en donne, étant donné son apparence, semblable à celle de la poutre transversale de la Porte, c'est un élément d'origine à la maison, structural donc, mais le pourquoi du comment m'échappe à peu prés complétement, hormi une solution technique pour arrimer l'escalier, et l'incrédulité de mes questions sus-posées persiste.

    J'ai tout nettoyé, huiliné la poutre et j'en ai profité pour faire le troisième chevron du grenier.

 

   C'était probablement un dispositif de fixation de l'escalier, bien que ne voyant toujours pas comment. [ mais le carottage du mur n'est pas cohérent avec cette hypothèse, qui ne le nécessitait pas ]. Quoi qu'il en soit les zozos de cinquante ans avant la révolution se sont dit, aprés avoir commis leur forfait de décapiter le colimaçon : pouacre, une pièce d'artillerie, un vestige inutile de nos pères, cachons ce sein que nous ne saurions voir, aussitôt on maquilla dans le mur un espace aussi inutilisable que disgracieux, et depuis deux cent cinquante ans personne ne s'en est seulement douté.

   [ et dire qu'il y en a une un mètre cinquante plus haut sur le mur de droite, à droite de ce qui serait le dessous du colombage ajouré puis condamné du grenier, lardée de trous comme pour accueillir une rangée de barreaux, qui me pose les mêmes questions. Elles ont forçément une raison d'être toutes les deux -comme une rangée horizontale de trous de barreaux, espacés de quinze centimètres, ou de chevilles,  pas plus cohérent ; prise dans le mur, mais réalisant comme une légère corniche avec la partie inférieure ; à hauteur du plancher du deuxième étage, et donc dans le prolongement de l'escalier droit actuel ( maison numéro un ), juste au dessus de la demie-volte, là aussi je me suis déjà demandé avec cette poutre s'il n'y avait pas un rapport avec un [ autre ] escalier. ].

   [ jusqu'à présent c'est à priori le mur qui fait le plus mur, ze wall, une dure limite qui n'en finit plus de les reculer, avec tout ce que je trouve dedans ].

   [ je crois que je viens de comprendre que la maison avait été repensée sur la base d'anciennes fondations, ce mur dont je parle c'était celui d'une autre maison, mais je ne suis pas certain de cela non plus. Je n'ai pas du comprendre ce qu'il fallait ]

    [ parce que ce mur, c'est tout de même un mur en brique, la porte-arcade c'est des savoyardeaux de trente par douze par huit, qui a été enrobé sur sa gauche et aux étages, c'est bien mystérieux ][ effectivement, vu qu'il y a des pavés, des galets et du pisé, c'est bien étrange, décidément je n'y comprends rien ]

 

   J'ai récupéré tous les clous du coffrage un par un, en remerciant le gars, en remerciant le gars de me les refiler, celui d'il y a 250 ans.