[ sans transition ]

 

        Salut les Jim nazes

 

        Comme une envie d'éternuté

 

                                                              *

   Dépité de ne trouver aucun programme sportif, je me suis dirigé tout droit vers la routine habituelle.

 

   Sartre a écrit un bouquin sur " qu'est-ce que la littérature ", c'est peut-être trés bien, c’est surement très bien mais donc je crois que je peux faire plus court, je crois que la poésie c'est l'évasion du poète, c'est pour ça qu'il écrit le poète, parce qu'il est détenu.

   Plus que l'envie de faire du beau, de fixer la fuite du temps, la nécessité de s'évader. 

 

   Je me demande si mes pavés posés en travers et sur l'arète, ce n'était pas pour signifier qu'il avait délibérément arrêté son mur là, le gars d'il y a cinq siècles, à deux ou trois rangées sous la poutre, que c'était pas la peine de monter plus haut. Car de fait, c'était pas la peine de monter plus haut, le mur, du fait de son épaisseur ( dix cm ), gagnait à apparaitre comme une cloison - on est au troisième étage -, et les pavés n'auraient même pas pu s'appuyer sur la poutre, celle-ci étant de biais, comme suspendu sur son arète, et légèrement en avant du mur.

 

   Allez Guingamp.

 

   Et ce qui s'est passé c'est qu'avec le temps les dernières rangées se sont effritées, courbées, et ont peu à peu laissées choir quelques unités sur le toit d'en dessous. Il faut d'ailleurs que j'en récupère deux, pas loin de la gouttière.

 

   A la réflexion, en fait aprés constatation, le mur passe pratiquement juste derrière la poutre, mais je ne crois pas qu'il eut jamais été construit plus haut, même dans les deuxième et troisième section.

 

   J'ai posé ma dernière briquette en haut de la troisième section justement, avant de rafistoler ici ou là, notamment une fissure de la colonne de cheminée qui se désolidarise du mur des deux cotés, je l'ai reprise à droite.

   Je vais encore aller couper un bout de lambourde qui fera le montant droit de la... portule, et déclarer forfait.

   Façon de parler, je me réserve un match, pour ce soir.

 

   Je viens de passer le troisième chevron au xylo, de couper mon bout de lambourde, et le passer à l'huilin.

   Je viens surtout de réaliser que la partie inférieure droite de la troisième section, sous un chevron posé obliquement entre les numéro deux et trois, porte les traces apparemment d'un ouvrage en forme d'arcade, qui aura été comblé ultérieurement avec des parpaings, récemment donc même si ça ne date pas d'hier, et que donc cette partie basse semble avoir été ajourée, pour donner peut-être sur la grange, maintenant un voisin. Et donc il est amusant que j'aie aménagé mon passage pour le toit juste au-dessus. [ Il est probable que sur cette base la maison avait une raison sociale que j'ignore : en fait je n'en sais pas davantage ]. De fil en aiguille j'ai sondé un peu les parages, limité la prospection juste en dessous de cette nouvelle niche, au deuxième étage, quand bien même cela me garde des surprises j'en suis sûr, mais j'ai découvert un nouveau cache-misère, juste à coté, au dessus et à gauche de l'arcade du premier, dans l'axe de l'escalier colimaçon lorsqu'il montait au second. Et effectivement il y avait une sorte d'alcove de un mètre de hauteur sur deux, quarante de profondeur, je n'avais jamais pu m'expliquer ce retrait dedans le mur, sinon à y localiser des pièces de charpente de feu colimaçon deuxième étage, et il semblerait bien donc qu'il s'agisse d'une nouvelle niche, peut-être fonctionnelle celle-là. Ce qui est sûr c'est que ce coin était mort, il va peut-être redevenir quelque chose, je ne sais pas dans quel état ce sera, s'il y avait de la pierre il y avait aussi deux chevrons [ les deux encoches de la poutre ] servant peut-être à enrayer ou juguler quelque chose ( to be continued ).

 

   * d'ailleurs ces recoins condamnés, je les appelerai désormais : oeufs de pâques.