Je réfléchissais à la nuance que l'on essaye d'exprimer à travers l'expression "quand même", j'ai pensé que le vocable qu'elle tentait de suppléer, une des acceptions de cette locution éponge qui ampute notre vocabulaire, pouvait être néanmoins, lequel, pour avoir été supplanté, deviendrait presque " le nez en moins " tant il semble relever d'un langage soutenu.

   Et je me suis rendu compte que "toujours" avait cette particularité évidente de n'être jamais fini. J'en ai conclu que "toujours" infini et "jamais" fini c'était presque pareil. Je conçois que sur un plan cyclique les deux se reconduisent, comme le jour et la nuit.

 

   J'ai réussi à faire deux voyages à la décheterie pour me débarrasser de mon stock de gravats, et j'ai fait la vaisselle.

   Puis je suis retourné faire des courses pour acheter des chocolats, vainement probablement car je n'y suis pas encore allé.

 

   Finalement si, à nouveau, j'ai pu me procurer une boite. J'ai fait ma tarte aux pommes et préparé mon repas, avec le reste de ma marinade de sanglier, que je ne désespère pas d'accomoder de façon optimale, parce que pour l'instant, c'est moi qui reste, sur ma faim, au regard de ce gibier.

   Sans transition, quoiqu'il en paraîsse, je viens de découvrir un album de nougaro, trés soigné, soeur âme, et j'ai constaté que Lama et Nougaro ont tous les deux écrit une chanson sur les chants désespérés, qui sont les plus beaux, ce dans un élan poétique assez semblable.