Je me suis occupé comme j'ai pu, j'ai tout d'abord mis de l'ordre dans mon journal, puis j'ai tiré trois versions, trois mise en page différentes de la lettre d'audette, sans vraiment savoir laquelle privilégier, mais le texte a semble-t-il trouvé sa forme définitive. Je la sais vouée à la même réussite que "pierre", ce qui, sur le papier, n'était pas gagné, et si tant est que ce ne soit que des nouvelles, je suis assez fier de mes incursions littéraires.

 

   Ensuite j'ai eu l'opportunité de décharger deux sacs de gravats à la décheterie, c'est toujours ça de fait. Aujourd'hui encore j'ai préféré m'en tenir à ce menu fretin, d'autant qu'il commençait à bruiner.

   Dans le mouvement je me suis motivé pour décaper de son plâtre une partie du mur de l'escalier numéro deux, la cloison qui le sépare de la salle de bain, il reste encore pas mal de travail mais je fais ça plaisamment ; j'ai écouté pour ce faire quelques symphonies de mozart, redécouvert la vingt-cinquième, ce qui fait qu'avec, me semble-t-il, les 15, 16, 17, 21, 23 et quarante, jupiter a beaucoup de grandes soeurs.

 

   Je n'aurai probablement pas pu, au terme de ma vie, lire tous les livres nécessaires, mais j'aurai peut-être le temps de tout connaître, et bien connaître, mozart, ce qui en soi constituera un aboutissement.