felix est heureux

24 juin 2019

Pour le titre je verrai demain

   Je n'ai plus de sous, plus de térébenthine, plus d'huile de lin, à peine un peu de ciment, plus de bière, plus de vin, à peine un peu de coca, il faudra pourtant bien trouver les moyens de la coupe du monde.

   Puisant dans celui de mon budget de réserve je suis allé me réapprovisionner en liquide.

 

   Je suis allé faire un tour au jardin, le thym s'est installé comme chez lui et est à présent en pleine forme, mais les graines de courge ne donneront rien, elles ont au bout de deux mois (?) l'apparence de plants de deux jours, c'est le jardin des délices où rien ne pousse.

 

   Ne pouvant rien entreprendre en matière d'huile de lin, puisque donc il m'en reste 10 cl, je suis allé m'occupé de la Porte, faisant ressortir les brique de l'arcade qui jusque là n'étaient apparentes qu'une sur deux, et refaisant ici et là quelques joints qui se délitaient, avec la même matière, à base de terre, et un peu de ciment.

 

   Je me rends compte que comme pour mon anniversaire, je me suis aperçu de celui de zidane le jour même.

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23 juin 2019

Bon anniversaire Zidane

   Je me suis levé tôt pour reprendre le nurburgring, avant d'aller térébenter les chevrons de la partie basse, puis de les passer à l'huile de lin pour juguler efficacement la corrosion du temps.

   J'ai bouché le petit muret dont j'avais desserti trois briques pour nettoyer l'angle du toit avec un bout de grillage, fixé un crochet à la trappe pour pouvoir s'en saisir et enlevé un clou sur la poutre du fond.

 

   Puis passé la poutre longeant l'escalier en partie semie médiane du séjour au premier étage à de la vraie térébenthine, l'an dernier pendant que je la badigeonnais avec un ersatz les français sont devenus champions du monde, croisons les bois, surtout à la date du jour dont je prends conscience pour mon titre, et sorti les poubelles.

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22 juin 2019

Le jour où je n'ai rien fait

   J'ai émergé dans la journée et gardé mon lit devant le nurburgring, et je ne l'ai pas quitté à cause de la CAN et de la coupe du monde.

 

    Y'avait une jeune fille à la remise des médailles des jeux européens, c'est bien pratique pour décorer.

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21 juin 2019

Le faîte enchanté

   J'ai donc acheté deux flacons de thérébentine, à la suite de quoi je suis allé obturer mon angle extérieur de toit, puis j'ai fait le forcing pour passer les chevrons supérieurs du numéro un à la térébenthine, ensuite à l'huile de lin, et tout ranger.

   Le tout avec Mozart.

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20 juin 2019

Wheat wheat, sweet wheat...

   Il semblerait bien que le vague souvenir d'avoir effectué le traitement xylo des chevrons du grenier numéro un et de la poutre médiane, soit de son intégralité à l'exception de la poutre du fond, soit une réalité comme me l'indiquait l'impression visuelle, et que le fait de n'en avoir garder aucune trace ni dans ma note ni dans mes écrits soit une autre réalité tout aussi incontestable, je considère par conséquent avoir en place du traitement xylo de ces deux derniers jours m'être contenté d'épousseter les chevrons au pinceau.

   Sus à la fatalité, c'est le combat du poète, de l'aventurier, de l'homme, Sus à la fatalité.

 

   J'ai fait un voyage à la décheterie, pour balancer tasseaux, plâtre et bourbier de faux-plafond, ainsi qu'un lot de vieilles équerres obsolètes que je gardais au cas où, elles étaient tellement belles dans leur nullité parfaite. Et encore deux vieilles limes que je conservais dans un obscurantiste fétichisme de l'utilité probable.

 

   Expédié des courses à coca, puis je suis allé faire un tour au jardin, sans le moindre espoir que quelque chose s'y soit passé, j'y ai replanté mon thym que je ne parvenais pas à épanouir, la menthe qui dépérissait, et forcément que quelqu'un ayant la main verte soit enclin à faire dépérir de la menthe c'est pour le moins étrange, mais non c'est normal, d'ailleurs mes graines de courge un mois aprés les avoir semées ce sur un terrain et dans des conditions optimales mesurent trois à quatre centimètres et ne donneront probablement pas davantage que les radis. Mais j'ai eu le plaisir de découvrir dans la jachère qui a envahi mon lopin une bonne vingtaine de pied de blé, que je serai peut-être à même de consommer d'ici... on verra bien, peut-être la saint-glingin. Et j'ai cueilli une bonne poignée de framboises.

 

   C'est quand même affligeant de voir que j'écris ce journal pour recueillir et conserver des informations et que je ne parviens pas à me comprendre quand je mets le nez dedans.

 

   Une fois tranquille je me suis mobilisé pour un traitement de la charpente numéro un, à l'huile de lin pour les parties endommagées, c'est à dire un peu partout, mais j'ai préféré justement soigné les portions semblant s'abimer vraiment à la thérébentine, et comme je ne disposais que d'un demi litre et qu'à passer cette pommade cela me paraissait être d'ordre roboratif, j'ai décidé d'attendre demain pour me réachalander.

   Je suis pouilleux d'avoir délogé la pigeonnaillerie cigognesque de ces oiseaux premiers du nom qui était revenus depuis le nettoyage de l'an passé, squatter à l'extrémité du bord de toit d'où je n'avais pu les chasser, j'y ai remédié en défaisant le muret de brique, j'ai donc préparé tous le nécessaire pour obturer de part et d'autre la marge extérieure du toit qui offrait deux accés pour le confort de ce fléau du batiment. J'ai fini tard et pas fini mon bricolage, tout laissé en plan sous le toit. Mais l'essentiel est fait, deux sacs de cinquante litres remplis de la couche de ces volailles partiront avec les poubelles demain matin.

  

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19 juin 2019

Le numéro un à la une

   J'ai vu au milieu de la nuit en direct un match nul du venezuela contre le bresil.

 

   Je me suis levé à peu prés à la même heure, suis allé décaper la Porte en attendant de pouvoir aller acheter un bidon de xylo, aprés quoi ça s'est déroulé de la même façon qu'hier, j'ai enchaîné les poutres jusqu'à la dernière, un coup de balai, et le grenier numéro un s'est retrouvé prêt à recevoir les traitements prochains que je lui réserve.

   Il s'avère d'ores et déjà, à ce jour et à l'exception de la poutre supérieure du fond, entièrement, et durablement, xyloffé.

   J'ai encore retiré au moins autant de clous qu'hier, ces clous folklorique dont je ne m'explique toujours pas la fonction ou la présence, ça me fait une collection d'une belle qurantaine de pièces, de clous à facettes qui frisent, je ne comprends pas non plus pourquoi, auraient-ils bougé avec le temps, avec le bois ? Ce sur des poutres en chêne, voyez un peu le temps qu'il faut pour que ça boucle.

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18 juin 2019

Les chevrons sauvages

   Je me suis relu donc hier à la recherche d'informations, et je me suis rendu compte que ce n'était pas facile d'en trouver, j'avais pourtant fait en sorte de consigner l'exhaustif et l'essentiel.

   Mais j'ai fait le point, tout était bien effectué comme indiqué, et dans mon journal et sur une note placée sous la trappe du grenier numéro deux, seul restait à faire dans le numéro un les poutres et chevrons, je me suis donc turlupiné sur une impression fausse.

 

   Levé à point d'heure aprés avoir regardé le match au double penalty des bleues, j'ai tout d'abord expédié des courses, pinceaux, gants et ciseaux à bois, puis attaqué donc tard mais pratiquement achevé la moitié supérieure du grenier numéro un, ne me reste que deux poutres. Et j'ai arrêté tôt, je suis rétamé. J'ai aussi retiré une quinzaine de clous qui truffaient les chevrons, quelques uns des récents d'une cinquantaine d'années, et une bonne dizaine de pointes à facettes moyen-âgeuses qui avaient été piquetés et toutes plus ou moins tordues je ne sais pour quelle raison, sur ces poutres calcinées récupérées lorsque la ville fut mise à sac. Et passé à l'huile de lin un bout de poutre rongé dirait-on par le sel, non par le temps.

 

   Je suis encore allé décaper la Porte, pour un bon dixième, manquant l'essentiel d'un roumanie-croatie espoir, me réservant pour italie-brésil ladies de ce soir.

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17 juin 2019

Retour au grenier

   Je suis revenu donc sur mon intention de réécrire, pour le plaisir, apollinaire, c'eut été complétement inutile, tout au plus aurais-je pu proposer quelque chose comme " chablé " en place de " gaulé " pour un texte comme signe.

 

   Je me suis levé tôt avec l'envie de ne rien entreprendre une fois avancés différents trucs qui trainaient : rempoter le thym, ajuster le verrou de la porte d'entrée maison numéro deux qui forçait dans le mur, boucher au plâtre l'arrivée des cables aux deux interrupteurs du va-et-vient opus cité, la vaisselle, préparer une lessive, recoller le néon de la petite cuisine, décaper le mur de la porte d'entrée d'origine maison numéro un, presqu'en finition, retourner un paquet à la poste, régler un rendez-vous chez le dentiste sur deux qu'il me fallait prendre, ranger dans la bibliothèque deux livres de charles cros qui étaient dans mon armoire depuis six mois, j'ai même eu le temps d'aller faire des courses pour acheter du coca, et jusqu'à même rapporter à la pharmacie un lot de médicaments périmés, aprés quoi je n'avais plus vraiment le goût de travailler à ma porte d'entrée.

   Aprés avoir nettoyé un bon quart de la traverse de poutre de la porte d'entrée d'origine que j'appelerai désormais la Porte, je me suis donc rabattu sur le grenier numéro un, il fallait que j'aille y faire un tour, avec l'idée de passer au xylo la grosse poutre médiane. Ce que je fis aprés avoir passé un bon coup de balai, mais je suis soucieux de ce que les poutres-chevrons séculaires semblent avoir pâti du traitement xylo dont je ne parviens pas à trouver trace dans mes textes.

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16 juin 2019

La porte s'ouvre

   Je me suis relu l'autre jour, vaguement, parcouru dans le devenir profane, et sinon à éprouver une facture de grand auteur, parce qu'objectivement j'ai tout fait pour que ce soit le cas, je ne m'en suis pas senti différent pour autant, je n'ai pas reconnu la poésie "futuriste" que je pensais avoir laissé.

   Mais je m'étonnais de ce que les auteurs écrivent toujours jusqu'au bout, d'une façon générale, à part rimbaud et surement quelques autres, ce qui me parait en soi assez étonnant. Et je constate que je n'écris plus non pas pour renier quoi que ce soit, ni parce que j'aurai manqué de trame, mais parce que j'en ai ras le bol, je suis vraiment saturé : avec raison donc : ce n'est pas la peine d'insister une écriture qui ne se distingue pas. Je reviens une fois de plus sur ma situation de retraité parce que j'en suis bien content. A vrai dire je n'ai pas d'autre gloire littéraire que cette retraite.

   Je ne partage donc pas le mythe de l'éternel retour propre à mon héros :

                         " Je vais reviendre. " ( zinédine zidane ).

 

   J'ai complétement décarcassé l'arcade du porche d'entrée d'origine, et le bas du mur de la porte. Je n'ai pas eu le temps de lancer autre chose je me suis douché, lavé puis séché les cheveux, avant d'ainsi retrouver la coupe du monde.

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15 juin 2019

Le capitaine sur le pont

   J'ai manqué ne pas décoller de la journée, étant donné l'ouverture des hostilités déjà bien avancée.

 

   Il faisait légèrement de plus en plus gris, maintenant il fait nuit.

 

   J'étais parti pour gratouiller mon mur de porte d'entrée, et j'ai décidé de tomber une portion de la deuxième section du faux-plafond du rez de chaussée numéro un. Ce dont je me suis acquitté fort diligemment, je récupère un vrai pont de goelette, j'ai fait trois sacs de gravats et un de tasseaux, j'ai encore passé un bout de plancher au xylo avant d'aller me décrasser de cent cinquante ans de poussière, pour vite m'installer devant les 24 heures duement.

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